Le trois-mâts terre-neuvier

 

Le navire terre-neuvier  de la fin du XIXème est un solide trois-mâts sur lequel étaient embarqués les doris : on les voit ici empilés sur le pont.

Ces bateaux d’une tonture assez prononcée et élégante ont la varangue assez plate et le maître couple bien rempli pour être porteurs. Les façons de  l’arrière   douces  lui  donnent  une  marche  avantageuse  et  l’avant, légèrement déversé,  est muni d’un guibre d’un très joli dessin souvent orné d’une sculpture.

Les principales dimensions d’un terre-neuvier sont en moyenne :

  • longueur de 45 mètres hors tout
  • largeur maximum de 9 mètres 30
  • 380 tonneaux de jauge brute
  • 4 mètres 25 de tirant-d’eau

 

 

 Il est grée en barque ou en goélette. Le trois-mâts barque  a ses deux premiers mâts (misaine et grand mât) qui portent des voiles carrées (en forme de trapèze), tandis que sur le trois-mâts goélette  seul le mât de misaine est grée avec ce type de voile.

Plan de voilure d’un terre-neuvier  de 480 tonnes, soit 785 m2  de surface totale. Indépendamment des deux voiles goélette dont on sait le maniement aisé, une voilure aussi divisée permettait de bonnes conditions de navigation par tous les temps, même avec un équipage réduit à la manœuvre.

Autre caractéristique des terre-neuviers : le doublage en cuivre, seul remède radical contre le taret, parasite du bois qui abonde dans les eaux de Terre-Neuve et devenu un véritable fléau dans le mode de pêche errante adopté lors  des  campagnes  à  Terre-neuve.  Les derniers bateaux  au début du XXème siècle furent des constructions  en acier. Tel  le dernier terre-neuvier (quatre- mâts goélette, morutier mixte motorisé), le « Zazpiakbat » appelé plus familièrement « Zaza »

Tous les apparaux de mouillage jouaient un rôle important dans le terre-neuvier puisque le bateau effectuait la pêche au mouillage, l’équipage embarquant dans les doris.

Le dispositif  le  plus  important  était  le guindeau qui permettait de relever la chaîne d’ancre toutes les fois que le bateau changeait de mouillage. Un énorme progrès dans les derniers temps des terre-neuviers fut la mécanisation des guindeaux.

 

 

Plan d’un navire morutier

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Classé dans Pêche à Terre-Neuve

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