La traversée
Les navires, des trois-mâts, appareillent en Février/Mars. En cette période le capitaine prend généralement la route sud descendant vers l’Espagne pour rentrer dans la zone des alizés de Nord-Est. La traversée dont la durée s’est réduite au cours des décennies, grâce au perfectionnement des navires et des instruments de mesure, dure un peu plus de 4 semaines.
L’arrivée sur les bancs
L’approche des bancs est nettement indiquée par un froid très vif,
l’apparition de la brume et la rencontre des bandes de « godillons » oiseaux proches des guillemots puis, sur les bancs, des « dadins » oiseaux à la chair comestible.
L’arrivée sur les bancs exige de soigner la méridienne et de sonder souvent pour ne pas manquer « l’atterrissage » car entre 42° et 45° les fonds peuvent aller de 1000m à 60m.
La campagne sur les bancs dure environ six mois.
La morue est très abondante sur les bancs car la carte des courants (Gulf-Stream et Labrador), l’embouchure du Saint-Laurent chargé de déchets organiques, créent un milieu propice à la vie des espèces mais les conditions de pêche en hiver sont extrêmement dures dans ces mers où alternent brumes épaisses et vent violent, sans oublier les glaces flottantes et les icebergs.
Dans la pêche errante avec les doris, de plus en plus pratiquée, la morue est préparée et salée à bord et souvent les hommes ne voient pas la terre pendant toute la campagne.
Le retour
A la fin du mois d’Août, les trois-mâts rejoignent les grands ports français de décharge (Marseille puis La Rochelle et surtout Bordeauxet Bègles) où la morue est vendue. Une partie de l’équipage est rapatriée en Bretagne par train, une autre continue la campagne pour des activités commerciales.





