Pêcheur d’Islande a été écrit avec une précision d’ethnologue et même si parmi ses nombreux voyages Pierre Loti n’est pas allé dans les régions arctiques, sa connaissance du cadre géographique, ses observations d’une grande justesse sur la société bretonne d’alors, sa documentation précise sur la pêche hauturière confèrent à son roman un haut degré de réalisme.
Pourtant, son écriture fragmentée et floue, n’est pas sans rappeler la démarche de l’Impressionnisme. Certaines pages de Loti ont une saisissante similitude avec les toiles du peintre de Giverny. Ainsi les atmosphères, les espaces et les couleurs tels que Gaud les perçoit en parcourant la lande tout au long du roman en font une œuvre « impressionniste » et les descriptions se chargent d’une part impalpable de rêve.
Le soleil n’était lui-même qu’un autre cerne, presque sans contours,agrandi jusqu’à l’immense par un halo trouble… (Pêcheur d’Islande)
